Brahms composa son Triumphlied (Chant triomphal) pour chĆur Ă huit voix, baryton solo et orchestre en rĂ©action directe Ă la victoire de lâarmĂ©e allemande lors de la guerre franco-germanique de 1870â1871 et Ă la fondation du Reich impĂ©rial qui en a rĂ©sultĂ©.
Comme pour le Requiem allemand achevĂ© peu avant, Brahms en a compilĂ© lui-mĂȘme le texte Ă partir de fragments de la Bible â en lâoccurrence le chapitre 19 de lâApocalypse de Jean.
En raison du pathos qui marque quelque peu la composition et du contexte de sa crĂ©ation, empreint de nationalisme, lâĆuvre nâa que rarement trouvĂ© le chemin des salles de concerts dans les temps actuels. Au contraire dâouvrages de circonstance au patriotisme dĂ©monstratif comme la Kaisermarsch (Marche impĂ©riale) de Richard Wagner, il sâagit, avec le Triumphlied, dâune piĂšce authentiquement brahmsienne, dâune rĂ©elle substance musicale.
La prĂ©sente partition dâĂ©tude reprend le texte musical de lâĂ©dition intĂ©grale des Ćuvres de Brahms (HN 6030), garant de la plus haute exactitude scientifique. Une passionnante dĂ©couverte figure en annexe : une version prĂ©coce du premier mouvement, en Ut majeur, inconnue jusquâalors et dĂ©couverte Ă BrĂȘme en 2012 seulement.
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