InstallĂ© Ă la campagne aprĂšs son retour de Londres, Elgar vĂ©cut Ă partir de 1890 principalement de son activitĂ© de professeur de violon â davantage par nĂ©cessitĂ© que par goĂ»t, car il ne pouvait vivre de sa composition. En 1891, ressentant son quotidien comme monotone, il misa manifestement sur lâachat dâun violon de lâatelier du facteur italien NicolĂČ Gagliano pour trouver un regain dâinspiration. EnthousiasmĂ© par son nouvel instrument, il composa pour lui-mĂȘme une piĂšce virtuose, «La Capricieuse», quâil Ă©crivit pour ainsi dire sur mesure pour son Gagliano. Une esquisse indique quâinitialement, le morceau devait sâappeler judicieusement «Le Staccato», mais «capricieuse» correspond particuliĂšrement bien au caractĂšre de ce morceau populaire de rappel. Rupert Marshall-Luck propose dĂ©sormais une Ă©dition Urtext de cette exquise miniature, ouvrant ainsi une nouvelle voie pour la pratique. Un morceau de bravoure accessible aussi aux Ă©lĂšves avancĂ©s!
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