La région de "L'Oriente", à 800 km au sud-est de La Havane a été le creuset des musiques venues d'Afrique et d'Europe pour donner naissance aux différentes musiques cubaines qui sont restées à la fois authentiques et fortement présentes dans la vie des Cubains. Le carnaval de Santiago, exaltant une population laissée pour compte par la lointaine capitale, est l'un des événements populaires les plus marquants de la région. Carnaval de Santiago de Cuba est une série de cartes postales sonores, souvenir inoubliable de la foule des santiageros en liesse.
I. Ouverture : "Comme un rĂȘve... qui devient... rĂ©alitĂ©" : 3 tempi diffĂ©rents pour le thĂšme qui se prĂ©cise Ă la fin.
II. La Comparsa de los Muñecones : le groupe (comparsa) des muñecones (poupées géantes) danse tant bien que mal donnant une double impression de grùce et de maladresse.
III. Cuba e Cuba : chant Ă plusieurs voix aux intervalles inouĂŻs.
IV. Carnavalito : rythme obstiné servant de trame aux festivités et qui fait battre à l'unisson de tous les coeurs santiageros.
V. La corneta china : petit instrument à vent métallique, introduit par les migrants chinois au XIXe siÚcle. Son timbre strident (anche double) surmonte aisément le volume assourdissant des percussions. A force de talent et au ravissement de tous, le cornettiste défie les limites pentatoniques de l'instrument afin de citer des mélodies connues, bien que forcément altérées.
VI. Montuno : section répétitive et syncopée permettant l'improvisation. C'est la fin joyeuse du défilé.
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