Dans son Ćuvre tardive, Beethoven se tourne de façon intensive vers les formes de la polyphonie baroque. Il avait composĂ© Ă lâorigine la «Grande Fugue» en tant que finale du Quatuor Ă cordes en Si bĂ©mol majeur op. 130. Mais comme le formule Ă lâĂ©poque un critique, elle est perçue par les auditeurs contemporains comme «incomprĂ©henssible, comme du chinois». Sur lâinsistance de son Ă©diteur, Beethoven la remplace par un mouvement final spĂ©cialement Ă©crit pour le Quatuor. Cependant il compose en sus une version de la «Grande Fugue» pour piano Ă quatre mains. Lâautographe de cet arrangement a Ă©tĂ© rĂ©cemment redĂ©couvert et, grĂące Ă lâaimable autorisation de la Juillard School of Music, il a pu ĂȘtre exploitĂ© pour la premiĂšre fois pour une nouvelle Ă©dition critique.?
(Note de l'Éditeur)